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Sophie a compris qu'il y avait un lien entre son entourage proche et les guerres aux quatre coins du monde. Lequel ? Le principe-même de la violence...

Je vais vous expliquer comment j'en suis arrivée à la conviction qu'il y a un lien entre moi, mon propre comportement, ma manière d'être en relation avec moi-même, ma mère, mon père, mes co-locataires, mes collègues, mes amis ... et les guerres qui ragent aux quatre coins de la planète ou les meurtres relatés dans nos faits divers, ainsi que comment j'ai réalisé qu'il ne me suffisait pas d'un peu de théorie pour changer mes attitudes violentes.
Il m’est arrivé quelques fois d’avoir envie de tuer une ou l’autre personne de mon entourage. Depuis lors, je crois que tous les êtres humains sont faits de la même pâte … et capables de la même violence. Je suis convaincue que le principe de la violence est le même pour mes petites violences au quotidien et les grandes violences qui sévissent sur la planète. Dès lors, chaque fois que, même pour une petite chose, je me sacrifie pour l’autre ou je sacrifie l’autre (sa liberté, sa dignité, son intérêt…) pour moi, je contribue à la culture de la violence.
Et puis je me suis rendu compte que j’étais vraiment très allergique aux conflits, que je vivais très mal les situations de tension. Parallèlement, j’ai fait l’expérience du seau qui déborde.
Cette deuxième situation m’a permis de vraiment comprendre que la violence n’est pas un produit du hasard qui tombe de temps en temps dans ma vie comme une comète venue d’ailleurs, mais qu’elle est l’aboutissement de tout un processus dans lequel j’ai ma part de responsabilité, le résultat d’une mauvaise hygiène relationnelle prolongée. Depuis lors, j’ai cessé de croire que la question de la violence m’était étrangère … J’ai alors commencé à me former.
Sophie développe aussi un exemple vécu avec un collègue de bureau. Il est typique du mécanisme où chacun défend sa vérité et, ce faisant, construit le mur de la violence entre eux. Sophie a réussi à sortir de ce ping-pong mortifère.