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Symboliquement, la violence peut être comparée à un iceberg.

La pointe visible (1/10 = 10%)

Il existe une violence sur laquelle nous sommes tous d'accord : cris, coups, vols, agressions, meurtres, guerres, etc. Cette violence est clairement identifiée. Des règles sont mises en place pour l'éviter, la contrôler, la sanctionner

La partie invisible (9/10 = 90%)

Pour d'autres actes, c'est beaucoup moins clair : se moquer de quelqu'un, ne pas écouter celui qui parle, se laisser faire, injurier... est-ce être violent ? Un même comportement peut être considéré comme violent par l'un, mais pas par l'autre.
Puisqu'il n'y a pas de consensus, il n'y a pas de règles claires pour les éviter. Cette violence la plupart du temps n’est pas identifiée comme telle.

La violence, comme l'iceberg, forme un tout. Les mécanismes qui sous-tendent la relation sont les mêmes, qu’il s’agisse des violences visibles ou invisibles. Des « petites » violences peuvent devenir « grandes », à force d’être ignorées.

Nous nous sentons souvent impuissants face aux « grandes » violences visibles. Par contre, il est plus facile d'agir face aux « petites » violences qui nous entourent.

D’où l’importance de la question : où commence la violence ? Existe-t-il un repère qui nous permette de la débusquer dans nos relations quotidiennes pour pouvoir la transformer et éviter qu’elle ne dégénère en « grande violence » ?

La Roue du Changement de Regard peut nous aider à trouver ce repère…